Typologie architecturale


Une typologie architecturale ou formelle, aussi appelée courant ou style architectural, se définit comme un ensemble de règles ou de caractères formels qui permettent de classer des bâtiments dans une catégorie. Les typologies architecturales sont surtout reconnaissables par leur volumétrie générale, la forme du toit témoignant de l’évolution des techniques de construction, ainsi que par le type d‘ornements et de saillies issu de diverses influences architecturales.

Les courants architecturaux les plus couramment rencontrés dans l’architecture du territoire de la MRC des Etchemins sont les suivants :

  • La maison traditionnelle québécoise
  • Le style Second Empire et la maison à mansarde
  • L’éclectisme victorien
  • Le cottage vernaculaire américain
  • La maison de colonisation
  • La maison cubique
  • L’architecture religieuse
  • Les croix de chemin et calvaires
  • Les bâtiments agricoles

Tous les bâtiments faisant partie de l’inventaire ont reçu une évaluation de valeur patrimoniale. Voici la signification de chacune des cotes attribuées pour l’intérêt architectural :

Intérêt exceptionnel : Valeur à l’échelle nationale, c’est-à-dire que la valeur architecturale dépasse largement l’échelle locale ou régionale. Il s’agit d’éléments rares, d’équipements spécialisés, de paysages emblématiques qui sont des points de référence dans le milieu ou qui ont joué un rôle historique majeur dans le développement d’un lieu. Ayant habituellement déjà une valeur patrimoniale reconnue par le milieu, les bâtiments d’intérêt architectural exceptionnel sont rares (ex. pont couvert, phare, moulin à vent, parlement, cathédrale, etc.) et habituellement déjà protégés par un statut.

Intérêt supérieur : Valeur à l’échelle régionale, au-dessus de la moyenne des bâtiments recensés. Il s’agit d’éléments bâtis qui se démarquent et qui sont bien préservés dans l’ensemble. Leur valeur architecturale est habituellement reconnue dans le milieu ou évidente pour le non-initié. Il peut s’agir d’une très vieille demeure ayant conservé ses principaux attributs, d’une église ou d’un couvent.

Intérêt bon : Valeur qui rejoint un nombre important de propriétés qui sont dans la moyenne, c’est-à-dire qui possèdent des attributs intéressants ou significatifs qui permettent de statuer sur leur ancienneté, leur intérêt architectural ou esthétique et leur appartenance à un paysage donné sans nécessairement se démarquer de façon importante. Il peut s’agir de maisons de styles courants (traditionnelle québécoise, mansardée, vernaculaire) qui ont préservé plusieurs de leurs caractéristiques, mais qui peuvent avoir subi quelques interventions réversibles mineures.
Intérêt moyen : Valeur habituellement attribuée à des bâtiments qui ont subi un nombre important de transformations qui brouillent un peu l’ancienneté, l’intérêt architectural ou esthétique. Cela n’empêche pas que le bâtiment puisse posséder un bon potentiel de mise en valeur si des travaux ou des aménagements adéquats étaient effectués.

Intérêt faible : Valeur attribuée à un bâtiment qui a presque tout perdu ses éléments d’intérêt ou qui a connu des transformations irréversibles qui dénaturent de façon importante son aspect d’origine.

Il est important de mentionner que la valeur patrimoniale attribuée aux biens inventoriés est une donnée susceptible d’évoluer avec le temps, selon la nature des interventions. Un bâtiment de grand intérêt architectural pourrait, à la suite de travaux malencontreux ou d’un incendie, perdre une bonne part de sa valeur. À l’inverse, un bâtiment altéré par le passé pourrait reprendre de la valeur à la suite de travaux, advenant que des composantes plus harmonieuses avec l’aspect d’origine soient reconstituées ou réinstallées.