193, Lac-à-Bœuf (chemin du)

Détails

  • Nom du lieu: Résidence privée
  • Année de construction: Entre 1930-1940
  • Concepteur:
  • Statut: Sans statut
  • Constructeur:
  • Typologie architecturale: Maison de colonisation
  • Structure:
  • Valeur patrimoniale: Bonne

Données historiques

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Il est difficile de connaître la date de construction de cette résidence. La consultation de l’index aux immeubles nous apprend que la compagnie H. Atkinson LTD, un important moulin situé à Saint-Romuald, est propriétaire du lot sur lequel prend place le bâtiment actuel, mais également propriétaire de milliers d’acres dans la région avant 1924. En 1938, la compagnie vend au commerçant Séraphin Bolduc plusieurs milliers d’âcres de leur propriété. Ce dernier cède alors immédiatement 6128,5 acres au ministère des Terres et des Forêts en échange de 5600 acres de terres de la Couronne. Les transactions sont ensuite inexistantes jusqu’en 1973, année où Léonce Jolin vend sa propriété (terrain et maison) à René Labrecque et Paul-Henri Tremblay. Lors de la vente, il affirme qu’il a acquis la dite propriété en 1970 par lettres patentes de la Couronne. Ainsi, aucune information ne peut donc nous indiquer à quel moment la résidence a été érigée.
D’après son architecture, nous estimons que la maison aurait pu avoir été construite dans les années 1930.

Carte

191, Lac-à-Bœuf (chemin du), Saint-Luc-de-Bellechasse

Description

La valeur patrimoniale de cette résidence tient essentiellement à son architecture, à son ancienneté et à son authenticité. Sur le plan architectural, elle est représentative du modèle de la maison de colonisation qui apparaît au Québec dans la première moitié du 20e siècle. Influencée par l’architecture vernaculaire américaine, cette maison de dimensions modestes se caractérise par un carré de bois surélevé du sol et coiffé d’une toiture à deux versants droits. Son revêtement mural traditionnel est en bardeau de cèdre et les ouvertures sont réparties de façon symétrique. Dans les années 1930, pour favoriser la colonisation de certaines régions éloignées, le gouvernement fournit même des plans standardisés de construction aux bâtisseurs. Les chambranles et les planches cornières constituent l’ornementation de base de ce modèle qui comprend habituellement une galerie en façade de facture sobre. Construit au cours des premières décennies du 20e siècle, le bâtiment a conservé plusieurs composantes d’origines ou traditionnelles, telles que son revêtement en bardeau de bois, son ornementation en bois, sa porte et ses fenêtres en bois, ce qui lui confère un bon degré d’authenticité. De plus, la résidence se trouve toujours dans son contexte rural d’origine.

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